RSA…venir mais pas maintenant

Promouvoir l’autonomie des personnes, proposer de nouvelles solidarités entre individus, apporter de la sécurité dans la satisfaction des besoins élémentaires…

Dalila Aïssa-Mimoune
Dalila Aïssa-Mimoune

Tels sont les objectifs poursuivis par les promoteurs du dispositif RSA inconditionnel voté en juin par le Conseil régional d’Aquitaine.

« L’idée, explique Martine Alcorta, vice-présidente écologiste de l’institution, c’est de créer un partenariat avec un département (compétent en matière de RSA) et l’Etat (qui finance). Notre participation consisterait à financer un groupe de travail, composé d’élus et d’associations chargés de définir les modalités de mise en œuvre du dispositif. »

Jean-François Poupelin
Jean-François Poupelin

Et de préciser : « Cette expérimentation est inscrite dans la compétence innovation des Conseils régionaux. Lesquels financent le plus souvent des innovations technologiques. Et pour nous, ces innovations sociales sont tout aussi importantes. »

Pour l’heure, le projet est en stand by du fait des élections régionales.

« Nous n’avons pas estimé son coût, confirme Martine Alcorta. Ce que nous imaginons, c’est qu’il se substitue aux prestations CAF. [Mais] nous travaillons [déjà] avec deux associations et un jeune économiste veut nous rejoindre. Tout est prêt pour passer à la phase concrète. » En espérant que la nouvelle majorité n’enterre pas le projet…

Dalila Aïssa et Jean-François Poupelin