Le souffle de fer

Au nord de Marseille, l’on déménage, rabote, tranche, démolit, construit, aménage depuis près de… Un peu long de temps.

C’est là qu’élus, administratifs, entrepreneurs, bailleurs sociaux… affirment, à en soulever le béton, leur ineffable volonté d’œuvrer à l’amélioration de la futurae vie des habitant-es.

En attendant cette heure de félicité, la réalité s’échine à donner au quotidien les allures d’une salle d’attente à l’heure où le toubib est malade…

Sans doute ces grandes réalisations à venir lorsqu’elles auront, après des dizaines d’années de chantiers, remodelé l’espace, transformeront-elles en alléluia ces territoires exsangues.

Parce que, quoi que l’on dresse des plans éthérés de réaménagement urbain des territoires perdus de la République en temps de reconquête républicaine, il reste que ce sont les petits riens qui font le matin blême ou la journée légère.

Ainsi, en ce 1er octobre 2018, il fallait avoir l’œil alerte et le réflexe agile. Sortant de l’avenue avenue_allendeSalvador Allende, pour rejoindre le collège Manet ou de la cité des Flamants, il faut s’engager sur la bien nommée Avenue Raimu. Emphatique et la voie circonflexe, elle surplombe la L2 et longe le centre commercial du Merlan…

Deux belles voies bien dodues, bien dégagées, bien balayées par les vents et enwesternées des poussières baladeuses des chantiers alentours. La plus à droite accueillent les lignes de bus qui desservent le quartier.

Et il faut bien avouer que la vie des chauffeurs de la RTM n’est pas rose tous les jours. D’autant plus lorsque le vent polisson, mais quand même si rare en cette belle contrée phocéenne, se décide à sortir du tunnel pour envahir la chaussée et que de sa voix déchaînée il envahit les voies et s’amuse à rendre le slalom, géant…